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Bonjour,

Plusieurs se sont étonnés que je ne sois pas sur Facebook ou Twitter. À ceux-là je réponds que lorsqu'on atteint l'âge de la retraite, les journées sont trop courtes pour pouvoir tout faire ! Imaginez : la moto, le bateau et la tente-roulotte à promener sans que l'un soit jaloux de l'autre, c'est déjà tout un programme ! Le Canada et les États-Unis à visiter, c'en est un autre ! Sans oublier qu'il faut garder un peu de temps pour Napo si je ne veux pas vous entendre vociférer. J'ai donc décidé de vous donner régulièrement de mes nouvelles sur cette page. Faites-moi savoir s'il y a des choses particulières, de moi ou de ma vie de romancier, que vous aimeriez connaître. Je promets de répondre à toutes vos questions !!!

 

 

POISSON D'AVRIL ?

Eh bien non, il ne s'agit pas d'un poisson d'avril !

Finie l'aventure de l'autoédition. Je viens de signer chez.......

Mes "oeuvres" seront en grande première au salon du livre de Cergy-Pontoise les 8,9,10, avril. Venez nombreux

et merci d'avance pour vos encouragements. Je ne serai malheureusement pas présent car je suis encore au

Québec, mais vous pouvez vous présenter de ma part.

Ça n'était pas un poisson d'avril, mais mon éditrice vient d'arrêter ses activités pour raison de santé ! 5 mois

d'une belle aventure et... retour à la case départ : auteur de polars (6 titres) recherche à nouveau éditeur

(uniquement à compte d'éditeur). Pas sérieux s'abstenir ! 

 

ENVIE DE RIRE ?

Le p’tit bruit…

 

     Je suis certain que ça vous est déjà arrivé d'avoir un petit bruit dans votre voiture. Oh ! rien de grave. Juste un petit, zing-zing… cri-cri… un petit truc insignifiant, tellement insignifiant que la plupart du temps, vous êtes le seul à l'entendre. Et puis, c'est qu'ils sont malins les petits bruits. Vous conduisez… vous l'entendez à droite. Alors, vous cherchez à le cerner et au moment où vous pensez le tenir… hop ! il est passé à gauche. Alors, vous vous dites qu'à deux il ne pourra pas vous échapper. Mais alors là, antention ! Si c'est votre belle-mère que vous prenez comme équipière, vous risquez de vous brouiller à vie. Oui, oui, j'ai essayé ! Surtout que, comme toutes les femmes, elle veut toujours avoir le dernier mot alors, pour finir, vous pouvez être certain que vous allez tomber en accord avec elle : "Mais oui, belle-maman le bruit il est à droite… mais oui, belle-maman vous avez raison… mais oui, belle-maman vous êtes la meilleure… mais oui, belle-maman si on ne vous avait pas, vous les femmes, on serait bon à rien… mais oui… Dites donc, vous voyez le platane, là, si vous la fermez pas je fonce dedans et je vise pour que vous le preniez en pleine face ! " Conclusion, vous vous dites qu'avec votre femme ça sera moins pire, eh bien détrompez-vous, surtout qu'il y a de fortes chances pour qu'elle ait hérité des gênes de sa mère. Enfin ! admettons que, par miracle, ce ne soit pas le cas, vous pouvez être pratiquement certain que le bruit, lui, il va pas se laisser attraper comme ça. Deux heures et cent cinquante tours de quartier plus tard, il est toujours là. À gauche pour vous, à droite pour votre femme, enfin… votre ex-femme parce qu'il y a de fortes chances qu'à bout d'arguments, elle ait demandé le divorce. Là, vous avez tout intérêt à aller coucher dans votre famille, parce que n'oubliez pas que la belle-mère, vous savez, celle que vous avez menacé d'envoyer tête première dans le magnifique platane qui bordait la route, elle est toujours chez vous et, c'est pas votre défense qu'elle va prendre !

     Donc, vous allez coucher chez votre mère et le lendemain, vous décidez de faire ce que vous auriez dû faire depuis longtemps : vous prenez la direction de votre concessionnaire. Il n'y a qu'une chose que vous aviez oubliée, c'est que le petit bruit, il est malin, dès qu'il a pigé vos intentions, pfuitt ! il s'enfuit… Pfuitt ! fini le bruit, disparu ! À ce moment-là, votre première réaction est de le maudire, l'insulter, le traiter de tous les noms. Soudain, vous réalisez qu'il est vraiment plus là et vous vous mettez à siffloter. Ça, c'était la chose à pas faire parce que, vexé, le voilà qui réapparaît de plus belle. Durant une seconde, vous vous dites que c'est le moment de retourner chez votre concessionnaire pour le piéger, le bruit, pas le concessionnaire, et puis vous réalisez que vous avez eu l'air assez ridicule tout à l'heure, surtout que votre auto est encore sous garantie et qu'il n'a pas pu vous facturer son temps –ne désespérez pas, c'est noté sur un coin de votre fiche client et à la première réparation, vous allez vous faire fourrer du nombre d'heures que vous lui avez fait perdre aujourd'hui– Pauvre con ! J'entends encore son ouvrier me dire : "Si j'ai un conseil à vous donner, la prochaine fois que vous l'entendrez, votre bruit, vous n'aurez qu'à monter le son de la radio", et il a éclaté de rire, satisfait de sa connerie. Maintenant, il n'y a plus qu'une solution, c'est le retour à la maison pour essayer, au moins, de sauver ce qui reste de votre ménage.  La queue basse, une tonne d'excuses en tête, votre carte bleue entre les dents, vous êtes prêt à accepter tous les affronts. Reste plus qu'à faire une dernière prière : mon Dieu faites que la belle-doche ait sacré son camp.

     Deux heures plus tard, soulagé du séjour à Cuba que vous promettiez à votre femme depuis si longtemps, le ciel est redevenu bleu et vous pouvez lui poser, en vous y prenant avec des gants, la question fatidique : "Chérie, j'ai besoin de toi, sans toi je suis bon à rien, tu veux bien, dis ? Après je t'amènerai au buffet chinois. Ça serait bien si tu pouvais marcher, un peu, à côté de la voiture pour trouver… pour trouver… d'où vient mon bruit. Dis, tu veux bien, chérie de mon cœur, amour de ma vie, soleil de mes nuits ?"

     Normalement –si elle n’a pas tout hérité de sa mère– ça devrait fonctionner enfin, pour moi ça a fonctionné, mais… il n’aurait peut-être mieux pas valu ! Pour faire plus simple, je vous mets en ligne directe avec mon concessionnaire.

     Allô ! C'est au sujet de mon bruit. J'ai fait courir ma femme à côté de la voiture pour le localiser, mon bruit. Le problème c'est que, passé le 90 elle n'arrive plus à suivre…

     L'attacher à l'arrière de la voiture ! C'est ce que j'ai fait, mais c'était pas la meilleure solution parce que, maintenant, ça va me coûter une fortune pour lui faire refaire les genoux et les dents qu'elle a laissés sur l'asphalte. Sans parler de la poitrine, avant elle faisait un 110, maintenant c'est juste s'il va lui rester un 85 !

     L'attacher à l'avant ! Oui, oui, ça aussi j'ai fait. Au début, ça a bien fonctionné, là où ça a été moins bien c'est quand la corde a cassé et qu'elle est passée sous la voiture. Non, pas la corde, ma femme ! Ou quand la voiture lui est passée dessus, si vous préférez. Surtout, ce que j'aurais pas dû faire, c'est la rattacher une autre fois à l'avant, enfin… pas avec la même corde.

     Et mon bruit ? Ah ! oui, j'oubliais. Le tic-tac, c'était le réveil dans le vide-poche. Le réveil que ma belle-mère m'avait offert pour ma fête. J'ai réalisé quand il s'est mis à sonner.

     Putain de réveil, il est comme ma belle-mère, toujours en retard ! S'il avait sonné à l'heure, ça aurait évité que je repasse une deuxième fois sur ma femme.

     Comment elle se porte ?

     Qui ça, la voiture ? Ah non, ma femme ! Aux dernières nouvelles, elle était en réanimation. Il paraît qu'ils ont tenté de lui refaire les pare-chocs. Non ! à ma femme, pas à la voiture.

     Si je suis à ses côtés ? Pas vraiment, non… parce qu'aux dernières nouvelles, la belle-mère était à ma recherche avec la winchester du beau-père. Il paraît qu'elle avait des choses à me dire mais, comme je ne suis pas curieux, je leur ai laissé la voiture et… Oui, oui, j'ai sacré mon camp.  Je vous appelle de Floride !

 

 

© Michel Peña-Gilles 2010

BINGO !!!

Bingo !

     Je viens de passer, victorieusement, la barre des 100 000 visiteurs et rien que du beau monde. C'est grâce à vous, mes amis et fidèles lecteurs que j'en suis là. Pour 2010 je vous promets plein de belles choses : si Dieu le veut je devrais passer du statut d'autoédité à celui d'édité. Parution de la 6ème enquête de Napo. Un nouveau venu aux Éditions du lac Noir dans la catégorie jeunesse : Michel Péna-Gilles ! Et bien d'autres choses que je vous dévoilerai, ici, avec parcimonie (et oui, je ne suis plus seul !) 

À +++

Ebook... c'est parti !

Pour ne pas faillir à la mode, Michael Penn est maintenant offert en Ebook sur un nouveau site plein de promesses http://woodebookpaper.com  Premier titre paru "Vacances en eaux troubles".

Mon nouveau "bébé" !

Comme vous le savez mon 6ème est en marche. Vous connaissez le dicton : "il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué" et bien, j'ai décidé de passer outre et de vous faire saliver avec ces quelques pages... j'attends vos commentaires.

 

Surprise… Surprise…

    

    

     Dix-neuf heures. Monique Richard, habitait au sixième étage d'un immeuble situé Boulevard René Lévesque à Montréal –que nous nommeront tour de Mars– Trente-cinq ans, un mètre soixante-dix, mince, allure sportive, elle rentrait chez elle après une journée de travail dans son cabinet d'avocats, spécialisé dans le droit commercial. En ce moment, elle avait un gros dossier sur les bras. Dans cette affaire, jalonnée de plusieurs cadavres où se mélangeaient trafic d'influence, corruption, racket, drogue et j'en passe, elle représentait le ministère public contre la maffia italienne. Il y en avait pour des mois, à ramasser, classer, lire, étudier, disséquer, des tonnes de preuves plus ou moins accablantes. Période durant laquelle des témoins allaient disparaître mystérieusement, se suicider sans raisons, tomber malencontreusement du haut d'un immeuble ou tout simplement se rétracter. Elle n'était pas, non plus, à l'abri de menaces à partir du moment où l'affaire allait tourner au vinaigre pour les truands. Pour l'instant, il n'y avait aucun risque mais, bientôt, elle allait devoir commencer à observer si elle n'était pas suivie lors de ses déplacements ou tout simplement le soir, en rentrant chez elle à pieds. Peut-être, comme cela s'était produit dans une précédente affaire, devrait-elle se faire escorter par un policier jusqu'à son domicile. Heureusement elle habitait à quelques pâtés de maison de son cabinet.

     Comme tous les jours, en passant devant la boutique de lingerie fine proche de la tour à logement où elle demeurait, elle s'arrêta quelques secondes pour admirer les dessous affriolants. La vitrine refléta son image, elle passa les doigts dans sa tignasse blonde taillée à la garçon. Ce n'était pas sa coupe préférée mais compte tenu des baguettes de tambours qui recouvraient son crâne c'était la seule coupe qui lui permettait de rester présentable tout au long de la journée. Giorgio, son coiffeur, avait assez bien réussi son coup et pour elle, qui partageait ses fins de semaine entre le jogging, la natation et le squash, c'était la coupe idéale.

     Elle esquissa un sourire en voyant le dessous en dentelle rouge qui ornait un des mannequins. Elle possédait le même, offert par son dernier amant en date. Pauvre chéri, à chaque fois qu'elle s'offrait à lui dans cette tenue, il était au bord de l'apoplexie. Il avait dû payer ça une fortune. Comment les hommes mariés arrivent-ils à cacher de telles dépenses à leur conjointe ? Pensa-t-elle tout en reprenant sa marche vers l'entrée de son immeuble.

     Arrivée à l'entrée de la tour, elle sortit une carte en plastique, la glissa dans la fente prévue à cet effet, composa un code, et la porte s'ouvrit. Elle pénétra dans le hall, ramassa le courrier déposé dans sa boîte et passa devant la loge des gardiens. Elle ne s'attarda pas. Si Thérèse, la gardienne, la voyait elle allait entrer dans des conversations à n'en plus finir. C'était  incroyable : il y avait dix  étages et quatre logements à chaque niveau… Quarante appartements et la gardienne semblait tout connaître de chacun des locataires. Quant à Adriano, son mari, l'homme à tout faire de la tour, Monique ne l'aimait pas. C'était un fort en gueule qui agissait comme si la tour était à lui. À chaque fois qu'elle le croisait, une irrésistible envie de rire la prenait. Il lui faisait penser à Aldo (Maccione) la classe ! De plus, comme tous les italiens, c'était un baratineur de première qui la draguait à chaque fois qu'il la rencontrait. Il faut dire qu'il n'y avait pas beaucoup de jeunes femmes célibataires dans cet immeuble. Monique en connaissait, tout au plus, cinq. Quand elle avait aménagée, elle n'était pas rassurée de savoir que cet homme possédait un double de ses clés. Mais, avec le temps, elle le croyait plus antipathique et gaussant que méchant et dangereux.

 

     Arrivée devant l'ascenseur, elle appuya sur la touche d'appel. Environ vingt secondes plus tard, un "cling" la prévint que la cabine était là. La porte s'ouvrit et… Elle poussa un hurlement de terreur qui se répercuta contre les murs vides du hall tel un écho. Elle sentit ses jambes se dérober  et perdit connaissance.

    

     Alertée par ce cri, Thérèse, la concierge, qui préparait son repas du soir, en eut des frissons. Elle reposa la casserole qu'elle avait à la main et se précipita hors de sa loge. Une femme était étendue devant l'ascenseur. Elle se précipita et reconnut sa locataire du 603. Elle fit rapidement un état de la situation : Monique respirait, il n'y avait pas de sang, elle avait certainement eu un malaise. Oui mais, pourquoi avoir poussé un cri de terreur ? Pouvait-elle se permettre de toucher au corps, fallait-il appeler la police, une ambulance ? Elle en était là de ses déductions lorsque Monique, après avoir laissé échapper un soupir, ouvrit les yeux.

     – Que vous est-il arrivé m'dame Richard ? c'est moi, Thérèse, la concierge. Vous m'reconnaissez ?

     – Oui, oui.

     – Où avez-vous mal ? Vous voulez que j'appelle une ambulance ?

     – C'est plutôt la police que vous allez devoir appeler, Thérèse.

     – La police ! et pourquoi M'dame Richard, vous avez été agressée ?

     – Non… là, fit la jeune femme en montrant l'ascenseur du doigt. Vous n'avez pas vu ?

     La concierge tourna la tête.

     – Oh ! peuchère.

     Une chaussure d'homme, bloquait  la porte de la cabine. Par la fente la concierge vit que dans cette chaussure il y avait un pied au bout d'une jambe et certainement, un peu plus haut, devait se trouver le corps de la personne à qui le tout appartenait.

     – Oh ! vous avez quoi, tous, à me faire des malaises ?

     Monique, qui commençait à reprendre ses esprits, répondit.

     – Ça m'étonnerait que ce monsieur ait eu un malaise. Je n'ai pas vu grand-chose mais il baigne dans une marre de sang. Je ne sais pas si c'est un suicide ou un crime mais ce n'est pas beau à voir.

     – Un crime ? reprit Thérèse. Vous pensez pas que vous y allez un peu fort m'dame Richard. Un crime, dans mon immeuble, dans mon ascenseur, c'est pas possible !

     – Qué sé passa ? demanda une voix d'homme.

     – Tu arrives à point, Adriano. C'est m'dame Richard qui a eu un malaise en voyant ça, fit-elle en montrant la chaussure. Et il paraît que dedans c'est pas beau à voir. Tu devrais y jeter un œil pendant que j'amène m'dame Richard chez nous pour lui donner un petit remontant. Elle dit que, peut-être, on va devoir appeler la police.

     – Ce n'est pas peut-être, c'est certain, précisa Monique. À moins que vous préfériez tout faire disparaître.

     C'était plus fort qu'elle. À chaque fois qu'elle croisait le mari de la concierge, elle ne pouvait s'empêcher de penser que cet homme devait faire partie de la maffia. Il avait la tête de l'emploi et pour elle, tous les italiens étaient des maffiosi. En plus, l'immeuble appartenait à un Italien.

     – Pendant que je regarde à qui appartient le pied, offre-lui un verre de grappa, ça va lui redonner des couleurs.

     – C'est fort ? demanda Monique qui n'était pas habituée à consommer de l'alcool.

     – La grappa ? ça réveillerait un mort. Et puis, celle-là c'est de la vraie qu'on a ramené de notre dernier voyage en Italie. Vous allez m'en donner des nouvelles.

     – En tous cas, ça m'étonnerait que ça réveille celui qui est dans l'ascenseur, ajouta Monique. 

     – Arrêtez de dire ça m'dame Richard, je suis certaine que vous avez mal vu. Vous voulez que je vous aide… c'est que vous m'avez pas l'air très fraîche. Dites-donc, l'homme… heu… vous avez eu le temps de le reconnaître ? Vous pensez que c'est un de nos locataires ?

     –  Tout ce que j'ai vu c'est du sang, beaucoup de sang.

     –  Oh ! boudiou, y manquez plus que ça. Qu'est-ce qui vous fait rire, m'dame Richard ?

     – Ne le prenez pas mal, mais avec votre coupe de cheveux et votre physique, je trouve que vous ressemblez à Mireille Mathieu. Ajoutez à cela, vos expressions marseillaises et votre accent, et la situation semble encore pire que ce qu'elle est. J'ai l'impression d'entendre les acteurs de Pagnol.

     – Ah ! je savais pas que notre Marius il était connu jusqu'au Québec.

     – Ça fait partie des grands classiques et avant de me destiner à une carrière d'avocate, j'ai fait Lettres.

     – Ouais… vous devez en connaître des choses. Comment ça se fait qu'avec une tête aussi pleine, vous n'ayez pas encore trouvé un mari ?

     – Je ne suis certainement pas encore tombée sur le bon numéro.

     – Faut pas attendre, m'dame Richard, les années passent vite vous savez, ajouta Thérèse en poussant sa locataire à l'intérieur de sa loge.

 

    – Putana dé putana ! fit Adriano en entrant dans la pièce. Il est bien mort et on va en avoir pour des heures à nettoyer tout le sang. Y'en a plein la cabine. Ils ne l'ont pas raté, ils lui ont fait une boutonnière d'une oreille à l'autre. Une chose est certaine, c'est pas un de nos locataires. Ils auraient pu aller faire ça ailleurs que dans mon ascenseur. C'est pas la place qui manque à Montréal. On n'a pas fini d'avoir la police sur le dos. En tous cas, c'est pas un travail d'italiens. Nous, les cadavres ils ne pourrissent pas les ascenseurs.

     – Non ! vous les balancez dans le fleuve, ne put s'empêcher d'ajouter Monique.

     – Peut-être, mais là ils ne dérangent personne et ils nourrissent les poissons. Alors, cette grappa, vous la trouvez comment,  madame Richard ?

     – Ça irait mieux si vous aviez un extincteur pour éteindre le feu qui a pris entre ma bouche et mon estomac.

     – En tous cas, ça vous a redonné des couleurs. Bon ! Thérèse, tu téléphones à la police pendant que j'accompagne madame Richard chez elle. Heureusement qu'il y a deux cabines, sinon il nous faudrait monter les six étages à pied. Et pendant que j'y pense, attendez-vous à voir la police arriver chez vous. Ils vont vouloir que vous leur racontiez…

     – Ça sera vite fait. La porte c'est ouverte et je me suis évanouie. Mais maintenant je me sens en forme, inutile de m'accompagner.

     – Vous plaisantez. Thérèse, tu as vu quelqu'un, que tu ne connaissais pas, entrer et sortir ?

     – Non ! mais… pendant que j'y pense, le mort, là, si c'est pas un locataire, comment il est entré ?

     – Il est pas passé par le parking, j'étais en train de repeindre la barrière, je pouvais pas le manquer. Je pense que, quand la police va le fouiller, ils vont trouver une carte d'entrée dans ses poches et on saura chez qui il allait. Celui qui a fait ça, je vais lui souffler dans les bronches, moi. Pas question qu'on entre dans notre immeuble comme dans un moulin !

     – S'il a été assassiné par celui qui lui a prêté sa carte d'accès, je doute fort qu'il lui ait laissé le carton dans la poche.

     – C'est vrai ce que vous dites madame Richard. Raison de plus pour que je vous accompagne jusque chez vous car ça veut dire qu'il y a, peut-être, un assassin dans l'immeuble.

     – Adriano, t'es complètement fada. Si tu fais courir ce bruit, plus personne va vouloir habiter ici.

     – La police va se charger de le faire courir le bruit, crois-moi. Si ça va mieux, madame Richard, on y va. J'en profiterai pour monter au dixième. Madame Bastien a un robinet qui fuit.

     – Ah ! celle-là. Je trouve qu'il fuit bien souvent, son robinet. T'as pas intérêt à traîner ou c'est moi qui vais aller lui boucher la fuite et c'est pas dans le tuyau que je vais lui mettre le bouchon.

     – T'excites pas ma Thérèse, c'est pas mon genre et puis… elle est mariée.

     – Pas ton genre… mariée… mon œil ! Toi, du moment qu'y a un trou à boucher.

     – Bon, je crois que je vais y aller, moi.   

     – Pas question que je vous laisse aller seule, madame Richard. Pas après ce qui vient d'arriver.

 

3 février 2010

J'ai décidé de refaire ma page d'accueil. Une petite note comique ne fait de mal à personne et puis... les mots gentils c'est bien mais quelques encouragements (commandes) en plus, me permettraient de viser plus haut. Je compte sur vos commentaires pour savoir ce que vous en pensez.  

Re-Wouaou !!!

Les visites s'accélèrent (bientôt les 90 000). Les ventes en France ont décollé. Continuez, ça fait du bien de sentir que j'ai du beau monde derrière moi. Certains m'ont demandé pourquoi je n'avais pas une couverture plus attractive et pourquoi on ne trouvait pas mes polars en librairie ?

Réponse 1 : Je voulais une couverture qui se démarque et qui rappelle ce qui se faisait dans les années 50/60 genre les éditions "Fleuve noir".

Réponse 2 : J'avais été accepté par un éditeur et j'avais le choix entre  : être en librairie et toucher (royalement !) 1$ par livre vendu avec un tas de contraintes ou m'autoéditer et écrire comme il me fait plaisir. J'ai opté pour la deuxième solution qui supprime totalement l'option libraire. À quel prix devrais-je proposer mes romans pour absorber les 1200$ demandés pour une correction par un professionnel (4$ la page)+ 40% à donner au libraire (qui ne nous achète même pas les livres) + 20% à un distributeur + la fabrication du livre + la publicité pour me faire connaître ? Quand j'en serai à 5000 ventes par titre, aucun problème ! Pour l'instant il serait utopique et malvenu de vous demander 40$ pour un polar !

Tranquillement pas vite...

Tranquillement pas vite, le site fait son petit bonhomme de chemin et mon prochain polar aussi...

Les fêtes sont passées... les excès sont digérés... hier soir, je me suis remis sérieusement à l'écriture (à 1 heure du matin, j'ai dû me faire violence pour aller me coucher).  Le titre : certainement "Rendez-vous avec la mort". Le lieu : quelque part dans Montréal.

À nouveau Napo va mener son enquête en compaqnie de la commissaire Gadbois (Minouche pour les fidèles). Ne comptez pas que je vous en dévoile plus sur l'intrigue. Tout ce que je peux vous dire c'est que trois pages après le prologue nous avons déjà un macchabée fraîchement zigouillé !

Plus de 88 000 visiteurs... wouaou !!!

     N'hésitez pas à faire comme certains : écrivez un mot dans le Livre d'or. Faites-moi part de vos critiques positives ou négatives mais toujours poliment (merci !). Ajoutez un commentaire dans les News et proposez-moi de bonnes idées qui permettraient d'améliorer mon site.

le 10/01/2010

       Bonne Année 2010 à tous mes fidèles lecteurs présents et futurs !

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       Ça y est ! En France, mes 5 polars sont maintenant disponibles chez http://www.TheBookÉdition.com

       Vous avez juste à entrer le nom de "Michael Penn" dans le catalogue et vous arriverez tout droit dans le monde de Napo. 

       Au Québec, je vends directement depuis mon site mais "Vacances en eaux troubles" est, pour l'instant, épuisé. j'attends vos réactions pour voir si je me lance dans une 3ème réédition.

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