On est transporté entre le réel et l'irréel. Un beau voyage.
"Francis est un jeune homme terre à terre. Comme il le dit lui-même, il a les deux pieds solidement plantés au sol. Quant à sa tête, elle est non moins solidement vissée sur ses épaules.
Donc, ce qui n’est pas explicable n’existe pas. Point.
Sauf que…Il n’y a, dit le dicton, que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Et Francis n’est pas un imbécile ! Donc, il VA changer d’avis! Et comment. Plutôt même deux fois qu’une, aidé en cela par l’Amour. Un amour vraiment TRÈS spécial. Pour une personne spéciale, elle aussi…et pour cause ! Elle est morte. Oui, vous avez bien lu ! …morte !
Mais la vraie question pour lui est-elle : Est-ce possible...? Est-ce seulement envisageable…?
Rien ne le prépare à ce qu’il va vivre en compagnie d’un autre amour, ancien, celui-là, mais qui ne demande peut-être qu’à renaître.
Bref… au travers de la douleur, de l’amour, mais aussi de l’amitié, Francis va découvrir un monde qui n’existe pas aux yeux de la majeure partie de la planète et qui, pourtant, est bien réel…."
Ce que je vais vous raconter est une histoire d’amour. Nous en sommes, ma compagne et moi, les principaux sujets. Enfin, pas exactement. Nous ne sommes qu’en seconde position, la première étant occupée par le fruit de mon Amour, c’est-à-dire une chimère, une irréalité, mais qui a, pourtant, bel et bien existée.
J’ai aimé deux femmes à la fois et cela n’a suscité aucune jalousie! Il y a certaines choses qui n’existent pas, donc impossible d’en être jaloux! Demandez à celle qui m’accompagne, elle a été là à chaque instant. Oh! Je vous vois froncer les sourcils, vous secouez la tête en vous demandant si, par hasard, je ne serais pas un peu fêlé. Eh bien non! Et pourtant, vous ne croirez pas. Pour la bonne et simple raison que précisément, c’est incroyable. Autant qu’une flaque d’eau au Sahara ou des orchidées sur
J’étais pourtant quelqu’un d’extrêmement pragmatique, aux pieds solidement fixés au sol et à la tête bien accrochée aux épaules. L’antithèse parfaite de l’évaporé un peu naïf, c’est peut-être pour cela, d’ailleurs, que je n’ai pas fini interné dans un asile pour fous dangereux!
J’ai été amoureux d’une très belle jeune femme, elle avait et elle aura toujours vingt ans, elle s’appelle Kay Lemmon, elle est morte le vingt-six octobre 1985, aux petites heures du matin, abandonnée de tous, au bord d’une petite route de campagne perdue au milieu de nulle part…
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