Le whodunit (origine anglaise) est une forme du roman policier où l’énigme prédomine. L’identité du meurtrier et la conclusion de l’enquête sont révélées le plus tard possible. Les indices fournis au lecteur l’invitent à résoudre l’énigme en même temps que le détective. Les whodunits sont écrits pour distraire. Cette forme de roman a eu son heure de gloire au début du siècle.
Les romans de Michael Penn sont agréables et faciles à lire. Les détails inutiles n’ont que très peu leur place, ce qui donne une lecture assez dépouillée, basée en priorité sur les évènements liés à l’enquête.
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Dans cette affaire en Guadeloupe, Napoléon Cavana, dont le slogan est : "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué", va se trouver face à plusieurs dilemmes : Si, comme il le pense, Brigitte ne s’est pas suicidée, qui l'a assassinée ? Pourquoi le juge et le commissaire affirment-ils le contraire ? Qui est cette cousine tombée du ciel ? Pourquoi Napo insiste-t-il pour enquêter en "sous-marin" ?
Et vous, trouverez-vous le ou les coupables avant lui ?
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Extrait :
"Dans la chambre 312 de l’hôtel "Saint-John", une belle et séduisante blonde aux yeux couleur de lagon, dans la vingtaine, vêtue d’un pyjama de satin fuchsia, arpentait nerveusement la pièce, grillant cigarette sur cigarette. Brigitte ne supportait plus d’être touchée, palpée, caressée par les mains de ceux qu’elle haïssait. Comment cette vengeance tant désirée avait-elle pu se transformer progressivement en une ambivalence malsaine ? Il est vrai, qu’à l’époque, Serge n’était qu’un jouet de plus pour cette enfant gâtée, mais depuis quelques semaines elle éprouvait pour lui de véritables sentiments. Comment réagirait-il s’il découvrait la vérité ? L’aimait-il assez pour comprendre et pardonner ? À trop vouloir, ne risquait-elle pas de tout perdre ? Le temps était venu de mettre un terme à cette situation avant qu’elle ne vire au drame. Une dernière exigence, une seule, et une nouvelle vie pourrait commencer loin de toute cette boue. Alors, il ne resterait plus qu’à classer cet épisode, pas très reluisant, dans le tiroir des erreurs dejeunesse.
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Il était douze heures dans le hall de l’hôtel. Les gens allaient et venaient en tous sens, clients de l’hôtel, du restaurant ou des boutiques attenantes. Douze heures deux minutes, on frappa à la chambre 312. Douze heures trois minutes, la jeune fille ouvrit sa porte.Douze heures cinq, les présentations étaient faites.Douze heures neuf, chacun savait à quoi s’en tenir.Douze heures neuf et trois secondes…
– Salope ! cria un homme en balançant une violente gifle à la belle qui, sous l’effet du choc, perdit l’équilibre et alla s’éclater la tête contre le coin de la table de chevet.
Douze heures neuf et treize secondes. Après dix de stupéfaction, même le plus nul d’entre nous en médecine aurait pu, sans se tromper, constater la mort de la jeune fille."
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Format : livre de poche. 275 pages
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